Les politiques culturelles intercommunales en Lorraine

Les politiques culturelles intercommunales en Lorraine

Etude sur l’intercommunalité culturelle en Lorraine (2011-2012)

À partir du cadre général posé par la réforme territoriale en cours, les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) sont concernés en premier lieu, et notamment par la rationalisation des formes de coopération existantes[1]. Ainsi, les « pôles métropolitains » et les « métropoles » représentent-ils les formules renouvelées qui concerneront à terme l’ensemble des collectivités impliquées à l’échelle des aires urbaines les plus importantes de France métropolitaine. Dans un même temps, les communautés urbaines (CU), les communautés d’agglomération (CA), les communautés de communes (CC), instituées ou renforcées par la loi du 12 juillet 1999, relative justement au renforcement et à la simplification de la coopération intercommunale (dite loi Chevènement), sont également visées par ce mouvement réformiste plus général : au 31 décembre 2011, et sous la houlette des préfets, les schémas départementaux de coopération intercommunale (SDCI) devront être définitivement adoptés et mis en application. On estime alors que plus d’un tiers des presque 2 600 EPCI existant aujourd’hui devraient disparaître[2].

Les politiques culturelles communautaires seront impactées elles aussi – directement ou indirectement – par ces transformations statutaires, politiques et spatiales. À la fois dans leurs prédéterminations juridiques, telles que les avait précisées le législateur dans la loi Chevènement, que dans le poids démographique, la taille de ces structures et/ou la remise à plat des autres compétences exercées. De cette actualité brûlante, nous voulons rebondir par un examen minutieux des formes de coopération existant aujourd’hui entre les communes qui composent le tissu du territoire régional. Mobilisant l’expérience acquise dans le cadre d’une enquête nationale qui portait précisément sur les politiques culturelles communautaires [3], nous souhaitons interroger l’ensemble de la Lorraine, et plus précisément les EPCI qui ont choisi de faire de la culture un axe ou un élément-clé de leur développement territorial.

Nous avons choisi de le faire en deux temps. Le premier sera celui d’une analyse quantitative ambitieuse – parce qu’exhaustive – des communautés qui ont retenu la culture dans leur giron d’action, ou leur « panier communautaire ». Le second sera celui d’un examen qualitatif des situations actuelles. La combinaison de ces deux phases d’enquête nous permettra de dégager un certain nombre d’enseignements et de mieux comprendre les conséquences plus générales de la mise en place de l’intercommunalité culturelle dans cette région. La première phase de notre enquête sera déployée sur le dernier trimestre de l’année 2011, alors que l’analyse plus fine des situations particulières commencera dès le début de l’année 2012 pour s’achever avant l’été. La restitution complète et des présentations plus synthétiques ou plus spécifiquement resserrées sur un ou des domaines d’action précis, se feront dans le courant de l’automne 2012.

[1] Principalement la loi n° 2010-1563 du 16 décembre 2010 relative à la réforme des collectivités territoriales.
[2] http://www.acteurspublics.com/2011/06/29/une-interco-sur-trois-va-disparaitre. On notera d’ailleurs qu’entre le premier janvier 2010 et le premier janvier 2011, 12 EPCI ont disparu suite à des modifications de périmètre et/ou à des fusions de communautés.
[3] Négrier E., Teillet P., Préau J., Intercommunalités : le temps de la culture, Édition de l’Observatoire des Politiques Culturelles, Grenoble, 2008.

7 décembre 2012 : Présentation des résultats de l’enquête sur les politiques culturelles intercommunales en Lorraine

Arteca organisait le vendredi 7 décembre 2012 une demi-journée de présentation et de mise en débat des résultats de l’enquête sur les politiques culturelles intercommunales lorraines. Malgré le temps neigeux, une soixantaine de participants a pris part à ce temps d’échanges qui revenait sur les problématiques spécifiques que nous avons pu soulever dans le cadre de l’analyse.
Il s’est agi également de présenter les chiffres qui donnent à voir les réalités à l’oeuvre quant aux engagements communautaires pour la culture.Vous les retrouvez ci-dessous (en séquence animée ou bien en téléchargement).

Nous avaient rejoints, Frédéric Simon (Scène Nationale de Forbach – le Carreau), Michel Lesanne (président de l’association Les Amis d’Ipousteguy), Cendrine Jéchoux (service culture de la communauté d’agglomération du Val de Fensh) et Stéphanie Molinaro (EPCC ARCADI, Ile de France) pour la table-ronde. Priscilla De Roo de la DATAR et Olivier Bianchi de l’ADCF ont permis de mettre les débats en perspective, alors qu’Emmanuel Négrier aura été le modérateur des différents échanges. Marc Ceccaldi (directeur régional des affaires culturelles de Lorraine) et Roger Tirlicien (Président de l’EPCC Arteca et président de la Commission citoyenneté, santé, solidarité, animation des territoires du conseil régional de Lorraine) auront dit en introduction l’intérêt qu’ils pouvaient porter à cette nouvelle échelle des politiques culturelles.

Visualiser la présentation (durée du diaporama : 1 minute)

 

Article mis en ligne le 25/07/2011 - mis à jour le 10/12/2012

CRÉDITS: EPCC Arteca