Les financements publics de la culture en Lorraine

Les financements publics de la culture en Lorraine

Le financement public est, pour une partie non négligeable de l’activité culturelle, une donnée constitutive et indispensable de son économie. Ce soutien d’ampleur très variable représente souvent un apport essentiel et déterminant pour l’existence et le développement des activités culturelles et par la même des entreprises et des territoires qui les accueillent.
Ainsi, étudier ses caractéristiques au niveau des interventions du ministère de la Culture et des collectivités territoriales au travers de ses diverses composantes, c’est déjà reconnaître que le financement public, bien que situé au cœur d’une économie plus large, occupe une place et représente un enjeu particulier dans ce secteur et une contribution majeure au débat public sur le développement culturel.

L’étude des dépenses publiques est une photographie et en même temps un instrument précis et dynamique de lecture de l’ensemble de l’intervention publique. Elle permet de repérer, à un moment donné mais aussi dans leurs évolutions, les convergences ou les déséquilibres, de mesurer les efforts de chaque collectivité, de constater les éventuels réajustements ou projeter des hypothèses de recomposition. L’atout de cette enquête à laquelle l’ensemble des collectivités doit être associé, est d’offrir à tous la possibilité d’un suivi et d’une lecture commune et partagée de la situation.

Arteca réalise depuis de nombreuses années ces enquêtes et dispose par exemple de séries continues et détaillées des crédits du conseil régional de Lorraine et de la DRAC Lorraine sur plus de dix années. En 2000, l’enquête s’est élargie aux 31 villes de plus de 10.000 habitants, et depuis 2003 à une dizaine d’intercommunalités.

En 2012-2013, quatre agences régionales (Arteca en Lorraine, l’Arcade en PACA, l’A en Poitou-Charentes et la Nacre en Rhône-Alpes) ont entrepris conjointement et sur leurs territoires respectifs une enquête sur les financements publics de la culture de l'année 2008. Cette coopération interrégionale aura ainsi permis de définir un socle commun de données permettant à la fois une lecture régionale fine, tout en offrant la perspective d'une observation comparative et réaliste du financement public du secteur culturel à travers quatre territoires bien différenciés.

 

CRÉDITS: EPCC Arteca