La diffusion des spectacles de variétés et de musiques actuelles en 2015

CNV (oct. 2016)

La mission ressource du CNV répond à la volonté du ministère de la Culture et de la Communication et des professionnels du spectacle de disposer de données fiables, précises et régulières sur l’activité du secteur du spectacle de variétés et de musiques actuelles. Elle vise à délivrer une information publique utile aux professionnels.

Depuis le 1er janvier 2005, le Centre National de la Chanson, des Variétés et du Jazz (CNV) est chargé de toutes les opérations nécessaires à la perception de la taxe sur les spectacles de variétés (opérations d’assiette, de liquidation et de recouvrement). Le CNV collecte depuis cette date les informations nécessaires à la perception de la taxe auprès des déclarants ainsi que quelques informations complémentaires. C'est le traitement de ces informations qui permet l'élaboration des statistiques de diffusion des spectacles de variétés et de musiques actuelles publiées annuellement par le CNV (au troisième trimestre de l'année suivante en raison des délais de déclaration).

CHIFFRES CLÉS 2015 :
> 58 216 représentations payantes
> 25,3 M d’entrées payantes
> 763 M€ recettes de billetterie
 
Ce que l’on note en 2015, comme en 2014, c’est la relative absence des artistes de très grande envergure, capables de remplir des stades ou de très grandes jauges. Il n’y a pas de saisonnalité des artistes, leur actualité est irrégulière et ne répond à aucune règle mais leur présence plus ou moins importante est cependant très visible sur les indicateurs «  billetterie » et « fréquentation ». L’année dernière 8 spectacles ont généré plus de 2M€ de recettes de billetterie pour un chiffre d’affaire de 63M€, ils étaient 17 en 2013 pour 126M€.
Malgré ce recul très probablement temporaire,  malgré les évènements de novembre 2015 qui ont bien évidement eut un impact sur la fréquentation des représentations de fin d’année, en particulier à Paris, le nombre de  représentations payantes et la billetterie générée par les spectacles poursuivent leur croissance avec + 5% de représentations et + 4% de billetterie.
 
Le dynamisme du spectacle vivant de musiques actuelles et de variétés n’est plus à démontrer mais il comporte de grandes disparités. Si la tendance générale est à la hausse depuis 10 ans, elle ne doit pas masquer la fragilité d’un écosystème majoritairement composé de petites et moyennes structures.
 
Quand on observe les chiffres, on s’aperçoit que les festivals contribuent grandement à la vitalité du secteur. Si l’augmentation du nombre de représentations est de 5% en moyenne sur la totalité de l’échantillon, on observe que les celles déclarées dans le cadre de festivals augmentent de 15%.
Le constat est encore plus marqué quand on observe la fréquentation, elle  augmente de 11% pour les festivals, alors qu’elle stagne pour les tournées, séries ou les dates isolées. La billetterie connait la même dichotomie : +17% de recettes de billetterie des festivals contre +1% pour les recettes de générées par les représentations hors festivals.
 
Du côté des genres, ce sont comme en 2014, les musiques électroniques, qui  se distinguent avec cette année un saut de 40% de leur fréquentation. Si ce genre connait une évolution impressionnante, il reste néanmoins derrière l’humour qui donne le plus de représentations payantes (28%) et également derrière la Chanson et  le Pop-Rock qui génèrent le plus de recettes de billetterie (21% et 19%).
 
Si on s’intéresse aux régions, l’Ile-de France concentre naturellement, du fait de sa densité de population et de l’installation de grands équipements sur son territoire,  près de la moitié des représentations (48%), plus du tiers de la fréquentation et de la billetterie (34% et 39%). Hors Ile-de-France, les Régions Auvergne-Rhône-Alpes et Provence Alpes Côte d’Azur sont en tête du nombre de représentations données sur leur territoire (16% pour chacune des régions) et la région PACA connait la plus forte croissance en termes de nombre de représentations (+30%) et de billetterie générée (+21%).
 

source : site web du CNV

CRÉDITS: EPCC Arteca