Partenariats : le nouveau mécénat ?

Partenariats : le nouveau mécénat ?

Parcours Accompagnement, coopération et mutualisation - table ronde 2/6

Article mis en ligne le 18/12/17

Vendredi 20 octobre 2017, 1er temps de l’après-midi
14h15 > 15h45

Il est possible de créer un partenariat avec une entreprise allant au-delà d'un apport financier ou en nature pour la structure culturelle, et au-delà d'un peu de visibilité ou conscience sociale pour les entreprises.
Le référentiel Rameau1 recense très bien les différents apports possibles de l'artiste pour l'entreprise.

L'apport peut être technologique par exemple. L'art peut pousser en effet la technique dans ses retranchements : collaboration avec un chorégraphe pour développer la motricité de robots, ou une marque de vêtements de sport. Le partenariat peut être également artistique : Cyril Teste dans son spectacle Festen s'associe avec une marque de parfumerie et des restaurateurs pour développer des odeurs de banquet.
Pour Stéphanie Mérran de Ce que mes yeux ont vu qui met en relation entreprises, artistes et publics fragilisés, l'art permet de créer de la valeur humaine et d'améliorer la cohésion d'équipe et la vision que l'on peut avoir des personnes avec qui l'on travaille. Dans ce cas les bénéfices pour l'entreprise sont difficiles à calculer. Stéphanie Mérran a ainsi recours à des instituts de sondage (selon l'INSEE 36 % des salariés déplorent le manque d'humanité au travail) ou à des témoignages d'entrepreneurs qui ont participé à ses ateliers. 
L'apport d'une collaboration entre les industries culturelles et créatives et d'autres secteurs à travers l'appel à projets Tango & Scan d'Accro se mesure par le chiffre d'affaire ou la création d'emplois. Depuis 2012, 28 emplois ont ainsi été créés. L'appel à projet repose sur la fertilisation croisée entre les secteurs.

Les intervenants donnent quelques conseils concrets pour démarcher les entreprises :

  • construire un partenariat demande du temps donc il est nécessaire de s'interroger sur ses motivations : un problème de trésorerie à court terme ne peut être une raison suffisante ;
  • contacter un trop grand nombre d'entreprises est coûteux en temps et souvent inefficace. Il est plus judicieux de partir de ses contacts : pour une association ses membres et leur contacts ;
  • même si son projet peut intéresser une grosse entreprise, commencer par de plus petits partenariats pour expérimenter peut s'avérer judicieux ;
  • choisir un responsable des partenariats n'est pas évident, ce n'est pas toujours la personne à laquelle on pense. Son profil est proche de celui d'un commercial dans les entreprises classiques ;
  • adapter son discours à son interlocuteur (clarté) et savoir exactement où l'on veut l'emmener ;
  • fréquenter les lieux de rencontre : labo des partenariats, ateliers de créativité proposés par Accro pour apprendre à présenter son projet ;
  • contractualiser avec l'entreprise : la « Lettre accord » est plus légère qu'un contrat ;
  • mettre en avant ses autres partenaires et ressources.

Intervenant(e)s :

+ autres témoignages :

Modératrice :

 

http://www.lerameau.fr/observatoire-des-partenariats-associations-entreprises-lancement-d%E2%80%99arpea-pme/

CRÉDITS: EPCC Arteca