Synthèse des données budgétaires dans le cadre du budget primitif 2017 de la région Grand Est

Synthèse des données budgétaires dans le cadre du budget primitif 2017 de la région Grand Est

Au lendemain de son anniversaire, et dans le cadre de l’élaboration de son budget, la région Grand Est a déterminé les principaux axes de sa politique culturelle ; en voici précisées les grandes lignes à partir du budget primitif 2017 (et de ses autorisations d’engagement et de programmes)[1], au titre de l’investissement pour commencer :
 

Graphique 1.
Les moyens financiers régionaux pour la culture en termes d’investissement pour 2017 (en %)[2]

Plus des deux tiers - 9,4 M€ - des 13 284 500 € qui constituent ces moyens financiers seront consacrés en 2017 à la contribution au développement culturel des territoires du Grand Est, et notamment pour le soutien à la construction d’équipements culturels (écoles de musiques, bibliothèques, etc.). En ce sens, la collectivité rejoint plusieurs autres territoires régionaux qui ont choisi de faire de l’investissement une priorité de début de mandat, et notamment l’Ile-de-France dont on apprenait récemment qu’elle avait choisi de consacrer 40,7 M€ de son budget culturel sur la même section[3]. Le « soutien à la création artistique » représente ensuite quasiment un tiers des moyens de l’investissement alors que « l’accompagnement de la professionnalisation » et les « langues et cultures régionales » ne sont pas concernées par les créations d’équipements, cette année du moins.

À bien observer maintenant la section de fonctionnement, la répartition financière relève d’une approche pluraliste à partir de laquelle les axes de développement sont plus nombreux.
 

Graphique 2.
Les moyens financiers régionaux pour la culture en termes de fonctionnement pour 2017 (en %)[4]

 

Et si l’on poursuit la comparaison avec l’Ile-de-France, l’on peut conclure provisoirement que les budgets des deux collectivités pour l’année 2017 repose sur un équilibre plus que différent entre la répartition des moyens d’investissement et ceux qui relèvent du fonctionnement (75,4 % pour le Grand Est, et 53 % pour l’Ile-de-France), indicateur qui permet de prendre la mesure des implications financières d’une politique publique fusse-t-elle de la culture moins de manière ponctuelle que régulièrement, tout au long du mandat régional.

 


[1] À la différence des crédits de paiement (en investissement ou en fonctionnement), les autorisations de programmes et d’engagement représentent les moyens financiers que la collectivité alloue aux différentes actions qu’elle a décidé de soutenir, mais non seulement sur l’année en cours. Pour plus de détails sur cette distinction, voire : http://www.economie.gouv.fr/cedef/quelle-difference-entre-autorisation-dengagement-et-credit-paiement

[2] « Les langues et cultures régionales » et la catégorie « accompagner la professionnalisation et la mise en réseau des acteurs culturels » représentent respectivement 0,376 % et 0,188 %, pour une perspective plus complète.

[3] Ce qui correspond à peu près à une proportion comparable entre les moyens financiers déployés et la démographie régionale.
Cf. News tank Culture, 9/01/2016 : http://culture.newstank.fr/fr/directory/organization/224/conseil-regional-ile-france.html

[4] La catégorie « Études et comités professionnels » représente 0,1156 %.

CRÉDITS: EPCC Arteca